Mercredi 21 octobre 2009
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Un Maneki Neko est une statue traditionnelle japonaise représentant un chat assis et
levant la ou les patte(s) de devant au niveau de l'oreille (rarement les 4 pattes), et qui sont considérés comme portant bonheur. C'est pourquoi on les retoruve fréquement devant les devantures
des magasins, près des caisses, à l'entrée des restaurants,...etc.
Maneki vient du verbe maneku qui signifie inviter (dans le sens de faire venir) ou saluer, et Neko qui veut dire chat = le chat qui invite à
venir.
La patte gauche est censée attirer les clients, la patte droite l'argent et on croit généralement que plus le chat lève haut la patte, plus il attire la chance. Par conséquent, les pattes des
maneki-neko sont devenues de plus en plus hautes avec les époques ; certains peuvent même deviner l'époque d'un maneki-neko à la hauteur de sa patte.
On dit aussi parfois que plus le chat lève haut la patte, plus la chance vient de loin.
Pour les Américains et les Européens, le maneki-neko semble dire "au revoir" plutôt qu'inviter. Cela vient
tout simplement des différences entre les gestes utilisés au Japon et en Occident : les Japonais invitent en levant la main paume vers l'avant et en baissant et relevant les doigts plusieurs
fois comme le geste du maneki-neko. Certains chats conçus spécifiquement pour l'Occident ont la paume tournée vers l'arrière, dans un geste d'invitation plus familier aux
Occidentaux.
On trouve des maneki-neko de toutes sortes de couleurs. Si elles n'étaient probablement que décoratives à
l'origine, de nos jours, elles sont associées à certains attributs ; là encore, les interprétations peuvent varier.
- Tricolore : Le chat est blanc avec des taches noires et rousses. Cette couleur
est considérée comme un puissant porte-bonheur, c'est la couleur la plus populaire pour les maneki-neko. Cela peut venir de la rareté de cette couleur chez les bobtzils japonais, la
race de chat qui sert de modèle aux maneki-neko. Au Japon, on appelle cette couleur mi-ke, « triple fourrure ».
- Blanc : Le blanc est symbole de pureté, c'est la seconde couleur la plus populaire.
- Noir : Les maneki-neko noirs sont censés apporter la santé et écarter
les esprits maléfiques. Ils sont particulièrement populaires auprès des femmes car ils sont censés éloigner les agresseurs. Comme le rouge, le noir peut être associé à la santé, mais c'est
rare.
- Rouge : Le rouge est une couleur de protection qui est censée écarter les esprits maléfiques et les maladies.
- Doré : L'or est associé à la richesse.
- Rose : Il ne s'agit pas d'une couleur traditionnelle, mais de nos jours, elle est populaire et associée à l'amour.
- Vert : Le vert est associé à la réussite scolaire et universitaire.
Les maneki-neko portent souvent quelque chose autour du cou, cela peut être un foulard ou une écharpe, mais
le plus souvent, c'est un collier rouge avec une clochette et une bavette décorative.
Ces objets imitent probablement les ornements portés par les chats des riches foyers de l'ère d'Edo. Les
colliers rouges fabriqués à partir d'une fleur rouge, hichirimen, étaient ornés de petites clochettes qui servaient à la fois à décorer et à connaître les déplacements du chat.
La bavette pourrait aussi être liée à celles qui ornent souvent les statues de la divinité Jizo
Bodhisattva, protecteur des enfants malades et mourants, que les parents d'enfants guéris viennent orner d'une bavette en signe de reconnaissance.
Les maneki-neko sont souvent représentés avec une grosse pièce dorée, appelée koban, utilisée au Japon
pendant l'ère Edo. Un koban valait un ryo (une autre ancienne monnaie japonaise) mais celui porté par la plupart des maneki-neko est marqué comme valant dix millions de ryo. Un ryo devait valoir
environ 1.000 $, même si la valeur de la pièce, comme celle du dollar, a varié considérablement.
Cette pièce s'inscrit fortement dans le rôle d'apporteur de fortune du maneki-neko. Il n'est donc pas
surprenant qu'on trouve des maneki-neko tirelires, une pratique qui remonte au moins aux années 1890, comme le cochon tirelire occidental.
Parfois, de petites pièces de monnaie sont déposées à côté des maneki-neko en guise d'offrandes. Cette
pratique se rapproche de la coutume de jeter des pièces dans une fontaine ou un puits à souhaits.
Les maneki neko sont généralement fabriqués en porcelaine ou en céramique. Cependant, on peut fabriquer des
statues moins chères avec d'autres matériaux, comme le plastique, le bois, lepapier maché ou l'argile. Ceux
qui bougent sont généralement en plastique, tandis que les plus précieux peuvent être fabriqués en jade ou en or.
Certaines personnes auront noté la ressemblance entre le geste du maneki-neko et celui d'un chat faisant sa
toilette. Une vieille croyance japonaise affirme que si un chat se frotte le visage, un visiteur va arriver, et un proverbe chinois encore plus ancien (connu également en Occident) affirme que si
un chat se frotte le visage, il va pleuvoir. Alors il est possible qu'on croie pouvoir attirer des visiteurs avec une statue de chat se frottant le visage.
Il existe plusieurs versions sur l'origine de cette tradition, en voici quelques-unes :
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Le chat du temple : Un groupe de samuraïs (ou dans certaines versions) passait devant un temple sur le parvis duquel se prélassait un chat. Alors que les samouraïs s'arrêtaient pour
regarder le chat, ce dernier, assis sur son séant, les "salua" en levant sa patte à son oreille. Intrigués, les samouraïs s'approchèrent du chat. C'est alors que la foudre tomba exactement là
où ils se seraient tenus s'ils n'avaient dévié leur route pour répondre au salut du chat. Très reconnaissants, ils firent des dons au temple une fois devenus riches (il existe une autre
version avec un seigneur féodél qui aurait réchappé à un piège de ses ennemis grâce au "salut" du chat).
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La courtisane : Une courtisane nommée Usugumo, qui vivait à Yoshiwara à l'est de Tokyo, avait un chat qu'elle aimait beaucoup. Une nuit, le chat commença à tirer sur son kimono. Quoi qu'elle fasse,
il continuait. En voyant cela, le propriétaire de la maison close crut que le chat était ensorcelé et le décapita. La tête du chat vola vers le plafond et écrasa un serpent qui s'y trouvait,
prêt à frapper à tout moment. Usugumo était effondrée par la mort de son chat, et pour la consoler, un client lui fit faire une statue de bois de son compagnon. Cette statue fut le premier
maneki-neko.
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La vieille femme : Une vieille femme qui vivait à Imado à l'est de Tokyo fut
obligée de vendre son chat pour survivre. Très rapidement, son chat lui apparut en rêve. Il lui dit de faire sa statue en argile. Elle obéit, et vendit ensuite la statue. Par la suite, elle
en fit d'autres, et les gens les achetèrent. Les statues devinrent si populaires que la vieille femme devint riche grâce à elle.
Source : Wikipédia
Par Epsylon
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Publié dans : Japon
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